Cultures Shanghai

Publié le Publié dans Non classé

Arrivés des 4 coins du Monde, vous avez posé vos valises à Shanghai.
« CultureS Shanghai » vous souhaite à tous, la bienvenue et particulièrement aux nouveaux arrivants.

Soyez ouverts et curieux, ainsi la magie opère et la Chine séduit, d’abord notre esprit, mais le cœur suivra…Sa longue histoire, la richesse de sa culture, le raffinement de ses artistes vous imprégneront à jamais. Alors en France ou ailleurs, vous rechercherez inconsciemment ou non, des signes qui vous relient à elle.

Comme cet été, vous irez peut-être entendre Guo Gan, grand maître du « erhu » (instrument traditionnel millénaire, à 2 cordes) séduire son auditoire sur la plage du Festival « Un violon sur le sable » à Royan, ou voir l’intelligence des installations de Prune Nourry au Musée Guimet, qui honore la Chine à sa façon et la Femme. Puis, au détour d’une rue de Paddington, quartier artistique de Sydney, vous reconnaitrez et respirerez presque la Chine au travers des œuvres « florales » de Zhuang Hong Yi, magicien du papier de riz chinois.

La Chine et Shanghai ont tant à nous offrir. « Cultures Shanghai » vous propose de mettre en lumière, certains événements (exposition, concert, théâtre, cinéma, rencontre littéraire, cirque etc.) sans hiérarchiser l’événement, en fonction de la notoriété de l’artiste ou du lieu.

C’est aussi la possibilité d’une interactivité avec le lecteur/spectateur qui peut donner son retour d’un spectacle ou transmettre un événement intéressant, par le biais du mail : culture@shanghai-accueil.com

 

 

Musée

World Expo Museum


Du mardi au dimanche, de 9h à 17h (dernière entrée : 16h15).

Adresse : 818, Mengzi road /East Longhua road, Huangpu district.
Métro : Ligne 13 (st.World Expo Museum sortie 2).Tel : +86 21 2313 2818
Pour + d’infos : www.expo-museum.org . (Réservation ticket sur site internet possible).

 

Shanghai, comme signe de sa reconnaissance internationale, a organisé l’Exposition Universelle :« Shanghai Expo 2010 », 1ère du genre en Chine. Forte de cette expérience, elle présente dans un bâtiment futuriste à la pointe des technologies de communication, l’histoire de ces expositions universelles et plus particulièrement la sienne !

 

Le musée ouvert en 2017, le 1er mai ( date au bon feng shui en Chine !) présente :
– 8 grands halls (1 par thème), sur 2 niveaux dans des ambiances lumineuses agréables et maitrisées.
– 2 jardins (occidental et oriental) sur le toit.
– salles de cinéma dynamique et de théâtre
– café, restaurant, librairie, boutique etc.

En début de parcours, présentation de toutes les expositions universelles, spécialisées, ou horticoles, et des triennales de Milan, où les nations échangeaient leurs connaissances dans le domaine scientifique, économique, social et culturel.

Des jeux interactifs, des films d’époque, des images de synthèse, des maquettes, des objets cultes nous permettent une meilleure compréhension de ces rendez-vous stratégiques.

 

« Paris, ville spectacle » : seule ville ayant reçu 6 expositions universelles en 1 siècle. Vous pourrez assister à l’installation progressive des bâtiments de « Paris 1889 » dont beaucoup sont toujours présents dans la capitale. Le plus célèbre d’entre eux : la Tour Eiffel bien sûr ! Vous découvrirez les progrès techniques présentés lors de « Paris 1889 » qui vont bouleverser la société (énergie vapeur, électricité, métro…).

 

Les différents halls : 1 (The world comes together), 2 (Moving with progress), 3 (Vision of future), 4 (World of challenges), 5 (Century’s event), 6 (World civilization), 7 (Chinese wisdom), 8 (Vision of future). Des affiches d’époque vous accompagnent entre ces halls.

Le hall 5 (Century’s Event) retrace plus particulièrement l’aventure de Shanghai Expo 2010 et son « Better City, Better Life ». L’esprit de l’Expo : « The patriotic pride of a training glory for China” Tout est dit !
La mascotte, la maquette du site et la musique qui va bien, nous font participer à cet élan…

Mention spéciale pour le hall 6 où sont rassemblés les dons des différents pays à la ville organisatrice, Shanghai. Vous y trouverez : des objets d’art en bois, porcelaine ; un vélo futuriste du Danemark ; la copie de notre ancêtre Lucy d’Ethiopie ; des bijoux anciens du Pérou, des accessoires de Sissi impératrice d’Autriche, et une partie du « Seed Temple », pavillon britannique exemplaire de l’expo, dont le sommet de chaque colonne contenait de multiples graines.

On est bien loin du 1er mémorial Shanghai Expo 2010, dans un ancien hall bien triste.
A voir en famille…cette fois c’est une réussite : esthétique, pédagogique et culturelle !

 

Expositions

« 35, Exposition Anniversaire ».

                                                                  

Jusqu’au 10 octobre 2017.
Galerie Dumonteil
, du mardi au dimanche de 11h à 19h.
Adresse : Yong Ping Lane, 199, Hengshan Road (衡山路199号永平里105栋).
Tel+86 21 6333 7223;


Contact :
shanghai@dumonteil.com Site :www.galeriedumonteil.com

L’inauguration d’une galerie est toujours un événement. Le lieu choisi comme ce qu’elle abrite signent l’esprit du ou des galeristes. Pierre Dumonteil n’est pas un débutant, il a ouvert avec sa femme Dothi (égérie de Saint Laurent), sa 1ère galerie parisienne il y a 35 ans. Viendra Shanghai en 2008. Cette galerie de la Hengshan lu est sa 3ème localisation après Jumen road et Sinan Mansion à Xintiandi. En 2012, ils ouvrent celle de New-York.

La galerie de 300 m² présente 3 espaces au public : un pour les expositions permanentes, un autre pour les temporaires et le dernier permettra aux visiteurs d’agrandir leur culture artistique grâce à un espace bibliothèque. Elle se trouve dans un bâtiment des années 30 réhabilité…ça tombe bien puisque Pierre Dumonteil, dès ses débuts fait le choix audacieux de remettre en lumière des artistes sculpteurs des années 30, oubliés, quelquefois même dépréciés, dans cette lutte entre abstraction et figuration. Dothi et Pierre Dumonteil deviennent des spécialistes de la représentation animalière « à différencier de l’art animalier ». Puis la galerie évoluera vers l’art contemporain et le design. Guyot, Rembrandt Bugatti (un des plus chers sculpteurs au monde), Jean-Marie Fiori, Artus, Picasso, le Gal, Wang Keping (une des 5 * « xing xing » des fondateurs de l’Art Contemporain chinois), Fuentes, Pompon etc. sont les artistes préférés d’un… « collectionneur heureux et pas marchand frustré ».

A l’occasion de cette inauguration, il présente une sélection d’œuvres d’artistes aux techniques et supports variés. Mention spéciale pour « Holly Mountain » de Yu Nisky, peintre chinois, mixte des cultures orientale et occidentale, le « banc canard » de Fiori, le fauteuil repose-pieds/lapin “Placide” d’Hubert Le Gall et « Barnaby » de Daviau, hippopotame en bronze qui semble émerger du bois comme d’une pataugeoire soudain solidifiée.

 

Un nouvel artiste et une belle rencontre avec Wensen Qi, français au parcours et à l’univers étonnant. Après un voyage en 2007, en Chine avec une grand-mère aventureuse, ce restaurateur de laques anciens (une laque substance issue de la sève toxique d’arbuste comme le sumac se retrouve sur un laque, l’objet) plaque tout pour vivre à Chongqing, Beijing, Hangzhou et apprendre des maitres laqueurs dans les instituts des Beaux-arts.

La laque c’est + de 3000 ans d’histoire de Chine. Elle permet couleurs et protection aux meubles précieux. On en retrouve sur le site de sépultures Han de Mawangdui, dans le Hunan. La dynastie Tang la diffuse au Japon et au Vietnam.

Wensen Qi reprend dans ses œuvres, les techniques appliquées de manière ancestrale sur les meubles : son support de bois entoilé, il pose la laque, une quinzaine de couches d’après, puis 5 couches de finition retravaillées. Pas de frontières entre l’Art et l’Artisanat, il décide même de maitriser toutes les étapes de son travail, en cultivant bambou et coton qu’il file sur un rouet, tisse, avant de les appliquer sur le bois. Effet bluffant.

La pérennité de la galerie Dumonteil est assurée, les enfants Roxane et Dorian de Pierre et Dothi sont à pied d’œuvre. Un bel espace pour les artistes.

« Physical Painting » Wu Jianjun & Gong Chenyu

 

Jusqu’au 3 novembre 2017.
Magda Danysz Gallery
Adresse : The Independents House, 256, Beijing East Road (x Jiangxi Road) ;
Métro : Lignes10 et 2 Station : Nanjing East road.
Du lundi au samedi de 10h à 18h, dimanche de 12h à 18h.

Site : www.magdagallery.com

Contact: info@magda-gallery.com Tel: +86 21 6422 4735.

 

Galeriste à Paris spécialisée dans l’art urbain, Magda Danysz s’installe à Shanghai en 2009 dans le district de Yangpu. La galerie se relocalise dans The Independents House en avril 2017, entre le fleuve Huangpu et la rivière Suzhou, au cœur d’un quartier culturel et économique dynamique, partie la plus ancienne de l’ex concession britannique.
Le Street art est à l’honneur bien sûr mais plus largement l’art contemporain chinois ou occidental : Zhang Dali, Liu Bolin, Maleonn, JR, Erwin Olaf, Prune Nourry, Yang Yongliang…
Magda Danysz Gallery présente 2 artistes chinois de 2 générations différentes mais qui ont en commun leur goût pour le portrait, un univers étrange et la peinture à l’huile comme technique.

 

Wu Jianjun né en 1966 dans le Sichuan, étudie la peinture à l’académie des Beaux-arts de Chongqing où il vit et travaille. Il est diplômé en 1992. Artiste discret, il s’éloigne pendant 10 ans de la peinture. Il reprend en 2014 et crée un univers fantasmagorique où le contour des êtres humains semble se diluer dans un environnement vert bleu. Les couleurs utilisées fonctionnent comme une caméra thermique qui limite celles plus chaudes au centre du corps. Seul le regard semble percer l’environnement vaporeux.

 

Technique : Le bleu des multiples sous-couches structure les aplats à l’huile, du 1er plan.

Il a exposé à Beijing, Singapour, Chengdu, Taipei, Vienne, Jakarta.

« Les œuvres non conceptuelles de Wu Jianjun, sont faites pour être ressenties ».

 

Gong Chenyu né en 1988, a un univers un peu plus réaliste bien qu’étonnant au 1er abord.   Il fait appel à notre mémoire dans une série où les 5 sens sont évoqués de manière drôle au travers d’examens médicaux vécus dans son enfance. Le képi coloré rappelle son passé de musicien dans une fanfare d’enfants.
Il parle aussi de notre conception d’identifier un objet, une personne uniquement par sa fonction, sans pouvoir exister par elle-même. Le cochon (pièce de bois) n’est par exemple, qu’une somme de pièces de boucherie.

Technique : Peinture à l’huile apposée au pinceau et couteau, en couches épaisses structurant ses toiles plutôt de petits formats.

Dans un grand triptyque, il évoque le moment si particulier d’une rencontre. Un homme, une femme se serrent la main, se cherchent du regard, au milieu du chantier d’un pontcomme celui à construire entre leurs 2 univers…

 

A noter ; la présence pour sa belle synergie, du peintre français Gael Davrinche et ses diptyques floraux intitulés « Memento mori » …de vrais « vanités florales » !

 

Dans le cadre du Téléthon (organisé par l’UEFE) …

Théâtre

« Tout pour être heureux ! » de Christian Poissonneau
Les 26, 27 octobre à 20h et 28, 29 octobre 2017, à 18h,
The Pearl Theater
Adresse : 475, Zhapu Road/Wujin road,
Métro : Ligne 10 st. North Sichuan road, sortie 2.
Tarifs : 200 RMB en prévente via QR code affiche ; 250 RMB sur place.
Informations : https://www.toutpouretreheureux.fr/

Nous devenons avec Christian Poissonneau, auteur, comédien et Isabelle Courger, metteure en scène et comédienne, les témoins volontaires des aléas de la vie d’un couple.

La complicité des comédiens vient d’une longue histoire commune. Les situations réalistes sont souvent drôles et parfois touchantes, dans ce besoin d’aimer, et la difficulté du vivre ensemble. Le public sera sollicité parfois comme conseiller conjugal…
Du théâtre en français à Shanghai, les occasions ne sont pas si nombreuses.

A bientôt.

Françoise Maugein culture@shanghai-accueil.com