CultureS Shanghai

CultureS Shanghai Décembre 2019

CultureS Shanghai Décembre 2019

CultureS Shanghai

Décembre 2019... Les Shanghaïens d’adoption réalisent assez vite qu’ils vivent dans une des rares zones subtropicales humides d’Asie, avec un vrai hiver.
C’est le moment de découvrir alors, la Nature à l’intérieur, surtout quand le bâtiment a l’originalité et le contenu du Shanghai Natural History Museum.
L’exposition Retrospectrum Bob Dylan nous apportera elle, un brin de nostalgie musicale et teamLab Borderless Shanghai, l’émerveillement favorable au temps des Fêtes de fin d’année…

Et si l’on regardait du côté des sciences, trop souvent oubliées de la culture.
Au XIXe, le questionnement du Suisse Ferdinand de Saussure sur la linguistique, inspire plus largement la question : « Les sciences naturelles sont-elles culturelles ? » Les réponses se trouvent peut-être dans les fonctions de la culture…

MUSÉE SCIENCES

Shanghai Natural History Museum.

Ouvert du mardi au dimanche, de 9h à 17h15.
Adresse : 510 Beijing Xi Lu/ Chengdu Bei Lu, District de Jing’an.
Métro : Ligne 13, St. Shanghai Natural Museum, sortie 1.
Prix  : 30 RMB (adulte) 25 (senior) 12 RMB (étudiant).
Tel : +86 21 6862 2000 ; Wifi gratuit : « SNHM-wifi » ; Audioguide : 20 RMB (caution :200 RMB)
Site : www.snhm.org.cn
(Crédit photo E. Andrade)

Le bâtiment : Construit en 2015 par le cabinet d’architecture et de design Perkins+Will (fondé à Chicago en 1935), il est entouré du Jing’an sculpture park, près de la place du Peuple. À l’est, vous êtes accueillis par un grand mur végétal, au nord un autre rappelle l’érosion minérale et la sédimentation, mais c’est au sud que vous découvrirez sa forme enroulée rappelant le Nautilus.

Vous pourrez monter par des escaliers, le long de sa « coquille » arrondie jusqu’à la terrasse du musée, d’où vous apercevrez au centre du Nautilus en contrebas, plusieurs bassins rappelant ceux des jardins traditionnels chinois et un grand mur de verre incurvé, recouvert d’une « résille » (très en vogue en architecture contemporaine), où l’on devine la forme de cellules, bases de toutes vies.

À l’intérieur tous les moyens pédagogiques modernes sont proposés aux visiteurs : petits écrans, grands écrans circulaires, jeux interactifs, reconstitution mobile et sonore d’animaux préhistoriques… « presqu’à l’échelle » ou de lieux de vie d’animaux vivants : vivarium, aquarium, visites guidées pour enfants, audioguide etc.

À l’entrée, vous pourrez prendre le dépliant vert très complet qui vous propose 4 itinéraires différents (« Famille avec enfants », « enfants de primaire », « accès sans obstacle »…) Des films en 3D et 4D (« Panda roller », « Oceans : The blue planet », « Amazon Adventure », « Wild savanna ») plus longs que ceux du parcours, sont également accessibles, avec des tickets spécifiques.

5 niveaux sont à découvrir : 2F « Mysterious Beginnings », 1F « River of Life », B1 « Ways of Evolution », B2M « Shanghai Environs », B2 « Survival Skills », « Tied to Earth », « Earth Treasures », « Colorful Life », « Ecological Diversity » et « Exploration Labs ».

Si vous ne choisissez pas 1 des 4 itinéraires, montez au F2 et vous descendrez peu à peu jusqu’au B2, tout au long du parcours indiqué.
Vu la densité du musée, n’hésitez pas, surtout avec des enfants, à revenir une 2ème fois pour la fin du parcours.

F2 : « Mysterious Beginnings »
Tout commence par un certain « Big-Bang » qui serait à l’origine de l’univers, de notre système solaire et de la Vie.
Si le ciel fut le moyen d’établir des prophéties pour les premiers peuples, il est aujourd’hui un but en soi : observation et découvertes.
On découvre le nom des Hommes qui ont cherché à comprendre ses lois et les moyens pour y parvenir. Le physicien italien Galilée (1564-1642) y tient une bonne place. En son temps, les vérités scientifiques étaient difficiles à partager…
Tout près, vous pourrez accéder à une salle de projection toutes les 30’ (de 9h à 15H30), puis arrive…

F1 : « River of Life », le grand hall des espèces, où se mélangent dans une joyeuse ronde, animaux terrestres ou aériens, d’aujourd’hui ou de la préhistoire. Vue de haut puis descente par une pente douce. Les yeux ébahis et la bouche ouverte, les enfants regardent l’immense dinosaure (Argentinian lizard) descendre vers eux, en vrombissant. Certains adultes auront les mêmes expressions, mais pas d’inquiétude, ce « terrible lézard » est végétarien !

Après le pôle des Cervidés, ne loupez pas celui des Félins et le regard hilarant du roi de la jungle et de son acolyte le léopard…seraient-ils restés trop longtemps loin de leurs contrées sauvages ?

Le pôle des Ursidés montre de beaux spécimens, où le panda, véritable ambassadeur de la Chine, a bien sûr sa place.
De grandes coupes du sol montrent les strates où s’accumulent les fossiles du passé qu’étudieront paléontologues et géologues. Les loups ne sont pas loin, venus de Chine (Sichuan, Mongolie, Xinjiang, Xinhai…) ou d’ailleurs.

Pour finir, quelques arbres pétrifiés sur lesquels se posent des libellules de l’ère paléozoïque, elles n’ont pourtant pas pris une ride !

À la sortie, une serre à papillons, avec plaque explicative permettant de les identifier (regrettons le placement peu naturel des fleurs), un bassin à poissons où pataugent les enfants, des vivariums, aquariums, pour les poissons, reptiles, araignées et batraciens. Le tout à la bonne hauteur pour les enfants.
Dans chaque département, des questionnaires permettent une interactivité avec les enfants…maîtrisant le mandarin.

B1 : « Ways of Evolution »
La projection circulaire de « Theater of the Cambrian Explosion » montre des fonds marins aux créatures étranges et nous fait partager les débuts de la vie, tout comme une frise animée des êtres de la préhistoire du Cénozoïque au Précambrien.
Ces écrans redonnent vie à des espèces disparues, mais que l’on retrouve sur les fossiles exposés (vitrine en dessous).

« Colonization of Land » : Excellent « Panorama de la Mer à la Terre » qui montre l’évolution des espèces dans le temps et vers de nouveaux espaces.
De très beaux fossiles nous les rendent plus proches : vous pouvez presque toucher les œufs de dinosaures du Guangdong ou des espèces végétales du Guizhou.
Un peu plus loin, un Tyrannosaure Rex mobile et sonore, aux dents acérées, nous fait le show et dévoile une partie de son anatomie (squelette, muscles et organes).
Un Oviraptor, ancêtre de la poule et bien plus impressionnant, défend ses œufs de ses puissantes pattes. Même édenté, on n’a plus très envie de faire une omelette…

Dans la salle suivante, on passe aux primates et on visualise bien au travers de squelettes, les ressemblances de l’Homme, avec ses cousins (encore 98% de notre ADN aujourd’hui, commun avec le chimpanzé, ça devrait rendre humble !)
Mais les enfants pourront toucher les crânes en résine de nos ancêtres et s’assurer de l’augmentation progressive du volume cérébral de notre espèce.

Plus loin, un film retrace leur migration depuis l’Afrique vers le reste du globe, leurs grandes étapes et découvertes (maîtrise du feu, art, outils, rituels mystiques).
Le temps fait évoluer certains, disparaître d’autres : un long couloir nous rappelle les animaux récents que nous ne verrons plus en vie et la date de leur disparition. Efficace !

« Future Pathways » : Là un compteur indique en temps réel, les naissances, les décès, la population humaine grandissante et son emprise sur la terre, ou l’anthropocène et ses effets dévastateurs, maintenant et pour les générations futures. Tardive mais réelle prise de conscience ici et ailleurs, efficacement mise en avant dans cet espace.

B2M : « Shanghai Environs » Parcours qui présente la riche faune et flore de Shanghai. La scénographie est perfectible. Petite déception du musée.

B2 : Riches découvertes dans ce dernier niveau comme…
« Survival Skills » vous fait découvrir de manière très pédagogique, toutes les stratégies développées dans le règne animal et végétal, depuis la nuit des temps, afin de perpétuer la vie des espèces (nourriture, séduction/reproduction) comme pour la trappe de l’araignée, la danse de l’oiseau de paradis ou le sans-gêne du coucou etc.

Présentation du principal donateur Kenneth E Behring, puis vous arriverez à...
« Walk into Africa » La nuit, dans un désert d’Afrique, vous avancez au milieu d’une multitude d’animaux et de baobabs. Restez derrière les barrières et tout se passera bien. Si vous êtes attentifs, cet espace crée une réelle émotion.

Plus loin un couple de Massaï vous accueille devant sa hutte.

D’immenses collections d’oiseaux, d’insectes, de coquillages ou de crabes, finissent la découverte de ce
continent encore préservé.

« Earth Treasures » sera réservé plutôt aux fans de géologie.

Votre exploration se termine bientôt. À noter, 2 très belles boutiques (B2 et F1) où tout est fait pour vous alléger de quelques RMB, réels ou numériques.

On est bien loin de l’ancien musée d’Histoire Naturelle le long de la Yan’an, un peu poussiéreux, où certains poissons faisaient triste mine, dans un liquide plus très conservateur et où des pellicules de film représentaient les algues des fonds marins… Pourtant les Shanghaiens ont eu du mal à accepter la relocalisation du musée dans cette structure contemporaine, très attachés à cette belle bâtisse ancienne qu’on espère voir réhabilitée un jour, bénéficiant de cette vague de rajeunissement du patrimoine, depuis quelques années, à Shanghai. Mais c’est sûr aujourd’hui, le Shanghai Natural History Museum est bien un atout pour la ville, qui se rêve peut-être capitale culturelle…

« Comme le devrait un musée d’histoire naturelle, ce bâtiment nous demande de réfléchir à notre relation à la Nature. » Mission accomplie !
Après les sciences de la Nature, vous pourrez retrouver l’art du Jing’an Sculpture park, vous serez ainsi, un être complet !!!

MUSÉE MUSIQUE

« Retrospectrum Bob Dylan »

Jusqu’au 5 janvier 2020. Modern Art Museum Shanghai (Yicang Art Museum).
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h.
Adresse : 4777 Bingjiang main road (Puming road/ Pudian road), Lujiazui district, Pudong.
Prix : 70 (étudiant, senior, carte Unionpay Diamond/Platium)-100 RMB.
Information : mandarin et anglais.

Histoire du lieu  : « Modern Art Museum Shanghai » ou « Yicang Art Museum », est né d’un lieu de stockage de charbon réhabilité, sur les rives du Huangpu côté Pudong. Dans les années 70, 50% des familles de Puxi se chauffaient grâce au charbon de Pudong. En 1998, l’activité du site s’arrête.

Zang Xi initie le projet de réhabilitation, en le proposant aux autorités de Shanghai, il y a 8 ans.
Anais Kang élaborera dès 2012, le concept de ce musée et suivra sa réalisation.

Modern Art Museum Shanghai très ouvert, présente l’art classique occidental comme oriental, en laissant une part belle à l’art contemporain, sans oublier les créations innovantes, dans tous les domaines. Ses décideurs croient en « L’ART EN TOUT » !
Dans cet ancien site industriel, vous retrouverez les médias les plus innovants, à l’intérieur même d’un dévidoir à charbon ou d’une salle en béton, où s’activaient autrefois les ouvriers aux visages noircis.

(Crédit photo : MAM Shanghai)
Aujourd’hui MAM Shanghai fort de son expérience, présente les grands maîtres tout comme nos icônes plus contemporaines. On a pu découvrir dans le passé : Giorgio de Chirico, Michelangelo (exceptionnel !), Russel Young le photographe des stars ou le styliste designer Paul Smith, les poétiques Kasooki Hitoosa et Akira Nihei, bien d’autres encore. Sans oublier que le MAM organise toujours des rencontres avec les artistes…quand ils sont vivants bien sûr !

Cette fois-ci c’est un artiste complet (auteur, compositeur, interprète, poète) qui nous est présenté : Bob Dylan, de son vrai nom Robert Alen Zimmerman. Né en 1941 dans le Minnesota, il est issu d’une famille juive qui a fui les pogroms antisémites de l’Europe de l’Est, fin XIXe. Il suit des cours « en pointillé » de musicologie à l’université du Minnesota et passe surtout son temps à jouer de la guitare, dans les cafés (début des années 60) et se fascine pour l’univers folk. Simplement vêtu, les cheveux en bataille et la voix rauque il détonne, mais apprend de ses rencontres et expériences artistiques. C’est à Greenwich Village, en janvier 1961, quartier bohème où vivent chanteurs, artistes et militants politiques que sa carrière décolle vraiment.

Mais c’est aussi une autre face de sa créativité que la MAM met en lumière.
Intitulée Retrospectrum Bob Dylan, l’exposition présente sur 50 ans, plus de 250 peintures (huile, acrylique, aquarelle), dessins (encre, pastel, fusain) et sculptures (en ferronnerie, rappelant sa ville minière de Hibbing aux États-Unis où l’on extrait le fer). Le tout en sept séries.

Derek Yu, directeur du musée précise que l’exposition est l’une des plus complètes sur l’artiste et qu’elle est montrée pour la 1ère fois.
Comme à son habitude, MAM fait tout pour que le visiteur s’approprie l’univers de l’artiste. Il pourra entrer dans la taverne de Greenwich Village, à New York, pour assister au concert, toucher à ses sculptures ou découvrir les manuscrits de ses chansons (« Blowing in the Wind ») et les entendre bien sûr, à certains moments du parcours. Et puis parce que nous vivons dans un pays qui aime chanter, dans un KTV ou ailleurs, pour le plaisir de la réentendre et de l’accompagner peut-être…

https://www.youtube.com/watch?v=G58XWF6B3AA

Depuis sa première apparition sur la scène, Bob Dylan a vendu plus de 125 millions de disques sur lesquels, les chansons internationales les plus populaires. Souvent en tournée depuis les années 1980, il s’est produit en Europe cet été mais était en 2011 en Chine (Beijing et Shanghai).

Si l’artiste subtile et complet à l’univers fort, ne peut laisser indifférent, l’homme a sa propre incohérence. Ayant construit sa carrière sur l’antisystème et lauréat du prix Nobel de littérature en 2016 "pour avoir créé une nouvelle expression poétique dans la grande tradition de la chanson américaine", cette attribution a beaucoup perturbé certains orthodoxes, attachés à un certain profil de récipiendaires. D’autant que Bob Dylan refuse dans un 1er temps de se rendre en Suède, pour y recevoir son prix, mais va l’accepter tout de même juste à échéance, via un discours écrit, seule condition de l’Académie suédoise pour débloquer les 800 000€ attribués aux lauréats !
Les « nécessités » de l’incarnation prennent quelquefois le dessus sur le monde éthéré des artistes.

Bob en chiffres c’est : 38 albums studio, 91 singles, 40 vidéoclips, 11 livres, 1 prix Nobel, la Médaille américaine de la liberté remise par l’ex président américain Barack Obama et des milliers de concerts !

Dylan dira « "Voir beaucoup de mes œuvres des années après les avoir complétées est une expérience fascinante… Je ne les associe pas vraiment à un moment, à un lieu ou à un état d’esprit particuliers, mais je les considère comme faisant partie d’un art au long cours... Shanghai est une ville si riche de culture et d’histoire, je ne pourrais être plus heureux que de savoir Retrospectrum exposé. »

Et Bruce Springsteen dira de lui : « Il a emprunté des formes de chansons de diverses traditions américaines et a créé une nouvelle musique dans d’innombrables directions, attirant toujours l’attention sur le pouvoir incroyable des mots."

Ses textes comme son art visuel, signent une sensibilité extrême et un artiste ancré qui se sent concerné par les problématiques de son époque. Mais au-delà, il y a bien sûr la poésie qui nous touche, hommes et femmes de toutes générations et contrées. Prenons le temps…

Notons que des concerts et spectacles d’improvisation sont organisés pour les visiteurs nocturnes du MAM. 

Dans le prolongement du Modern Art Museum Shanghai, vous trouverez toujours sur des structures industrielles réhabilitées, des petits restaurants et cafés, sur une façade de 800m pour l’ensemble ! Après la visite de l’exposition, vous pouvez prolonger, par une balade sur les rives aménagées du Huangpu (13 kms vers le Sud et 23 km vers le Nord). Des vélos à louer se trouvent sur la Puming lu.

EXPOSITION IMMERSIVE

« teamLab Borderless Shanghai »

Jusqu’au 11 avril 2020. EPSON teamLab. Ouvert du lundi au vendredi (10h30-21h30), week-end + vacances (10h30-22h30), fermé les 1ers et 3èmes lundis du mois.
Adresse : Unit C-2, 100 Huayuangang Road, Huangpu district (près Power Station of Art). Métro : Lignes 4 et 8, St. Xizang South Road, sortie 2.
Prix : 249 RMB (adulte), 229 RMB (en semaine), gratuit (enfant accompagné – de 1m).
Site : https://borderless.teamlab.art/shanghai/

Si vous n’avez jamais fait l’expérience d’une exposition immersive, c’est l’occasion avec « teamLab Borderless Shanghai ». Les sensations et les émotions générées sont uniques et le lâcher-prise facilité par le principe même de l’immersion. Ainsi le long de cette promenade, tout est fait pour nous déconnecter de notre espace-temps.

« teamLab Borderless est un monde d’œuvres d’art sans frontières, un musée sans carte ». Cinquante œuvres en mouvement interagissent entre elles et parfois avec vous, elles passent d’un espace à l’autre, comme un refus des frontières de ses créateurs. On « expérimente l’art plutôt qu’on ne le possède ».

Le collectif japonais teamLab fondé en 2001 par Toshiyuki Inoko, est composé d’"ultra-technologues", experts en programmation, ingénierie, mathématiques et architecture. Si en 2001, peu de personnes ne comprenaient ou croyaient au projet de son fondateur, aujourd’hui le succès est bien au rendez-vous. Malgré la perception des prouesses technologiques, celles-ci ne sont que le moyen de mettre en œuvre une idée. La technique est mise au service de l’art.
L’objectif de son fondateur : « Explorer les liens entre l’Homme et la nature, et entre l’art et la technologie. »

Dans les 17 univers souvent reliés (« Light Community », « Moving Creates Vortices.. », « The Way of the Sea… », « The Columns », « Universe of Water Particles… » etc.), vous pouvez utiliser l’application teamLab (voir code QR à l’entrée), si vous souhaitez plus d’information sur les œuvres que vous découvrez.

Si dans l’univers fleuri, les Shanghaiennes sont aux anges, adeptes des selfies, petits et grands sont dans le plaisir de la découverte du « Merveilleux ».
Comment résister aux lucioles au milieu des bambous, aux tournesols flamboyants et aux formes animales fleuries qui vous accompagnent vers l’espace suivant ?

Quelquefois, il vous faudra chercher la sortie, afin de progresser dans votre parcours. Il faut dire que les nombreux miroirs se jouent de nous, mais pas d’inquiétude, quelques guides sont là pour les « regardeurs » en peine.
Dans un recoin, un triptyque fait oublier l’écran, remplaçant les pixels par de minuscules feuillages qui se dispersent d’un coup, faisant disparaître l’image initiale.

Cet événement ultra-technologique ne renie pas le passé, donnant une nouvelle vie à des représentations traditionnelles, empreintes d’une certaine nostalgie.

Mention spéciale pour l’espace de « pluie de diodes multicolores » et changeantes, où tous s’attardent, imprégnés de musique et de lumière.

N’hésitez pas à prendre votre temps, dans chaque espace où défilent plusieurs ambiances ou tableaux très différents. Dans la salle aux papillons, posez votre main sur le mur sombre et quelques secondes plus tard, une nuée de papillons naîtra à cet endroit même…magique ! Dans une pièce en déclive, petit parcours au milieu des nénuphars, éclairés par des nuages de lucioles ou de libellules numériques !

Bientôt la sortie, mais un nouvel espace se profile pour une nouvelle expérience : posez votre main sur une multitude de petits poissons naviguant sur le mur, un halo de couleur se formera alors autour de votre main, les poissons s’éloignant, laissant l’emprunte du halo quelques secondes… si le calme et la contemplation sont palpables dans les autres espaces, ici c’est plutôt l’enthousiasme et l’excitation.

« En Tea House » : Vous pouvez choisir de vivre une nouvelle expérience avec du « thé aux fleurs magiques » dans une ambiance particulière (50 RMB/personne).
Petite mise en scène dans une salle sombre où vous choisissez votre place autour de grandes tables. Là, une serveuse apporte un bol à thé et vous reprend le petit pot de thé donné à l’entrée, afin de le préparer. Elle revient, vous verse le thé préalablement mélangé et fouetté, puis comme par magie une fleur s’épanouira à la surface de votre bol, telle une potion magique !
Déplacez-le et une nouvelle fleur apparaîtra à la surface. Si vous êtes rapide, peut-être pourrez-vous fleurir toute la table…

Vous l’aurez compris, « teamLab Borderless Shanghai » invite à l’émerveillement, la magie et le jeu. Cela a un coût pour les familles mais l’expérience est unique.

(Crédit photo : Angela Leung)

Rappel : Festival de la photographie « Jimei Arles 2019 » : jusqu’au 5 janvier 2020.

Les rencontres d’Arles sont à la photo, ce que Cannes est au cinéma, c’est peu dire l’importance de l’événement international pour les professionnels et les amateurs. La Chine a une longue histoire avec la photographie, il était donc logique qu’elle organise « Jimei Arles 2019 », un rendez-vous de qualité, en collaboration avec les organisateurs des Rencontres d’Arles.
55 artistes et 30 expositions auront lieu dans le district de Jimei de la ville de Xiamen (province du Fujian), pas si éloignée de Shanghai, à l’échelle de la Chine !

Pour plus d’information : https://www.en.jimeiarles.com/https://mp.weixin.qq.com/s/eYdhwsqSddozhSYpb6U3ag

Passez de Belles Fêtes de fin d’année , avec ceux que vous aimez, où que vous soyez !
À bientôt

Françoise Maugein
culture@shanghai-accueil.com
(Cliquez sur les petites photos pour les agrandir).