CultureS Shanghai

CultureS Shanghai Septembre 2020

CultureS Shanghai Septembre 2020

CultureS Shanghai

Septembre 2020... La fournaise shanghaienne s’apaise un peu à l’ombre des «  fǎguó wútóng » (法国梧桐), platanes qui font le charme et la marque de l’ancienne concession française. Ils signent aussi la France (法国), par leur traduction chinoise.
Cet arbre déjà présent en Chine, fut en effet intégré dans la ville pour la première fois, par des colons français au temps des concessions.
Quand on prend le temps de la parcourir à pieds, ancien ou nouvel arrivant, on comprend vite la capacité de Shanghai, à nous surprendre.
Parce qu’elle tente tout, ne se satisfait de rien, ses métamorphoses sans fin, font la joie de ses citoyens, toujours impressionnés par son énergie particulière.

À l’ombre de ces platanes, vous pourrez découvrir une drôle de ménagerie, peu habituelle en zone subtropicale. En effet, pour accompagner la nouvelle saison musicale 2020-2021, de l’Orchestre Symphonique de Shanghai (SSO :1380, Fuxing zhong lu), la galerie française Dumonteil, spécialisée dans la représentation animalière, propose 5 œuvres monumentales à la vue des passants et des spectateurs, dans le jardin et l’entrée du SSO.

Cette exposition-collaboration intitulée « MISA, The Carnival of Animals » fait bien sûr référence à l’œuvre musicale de Camille Saint-Saëns. Hippopotames, girafe et orignal canadien de bronze, à la patine de l’artiste Daniel Daviau s’ébattent dans le jardin, quand une jument et son poulain de résille d’acier et d’aluminium conçus par Tess Dumon, s’abritent à l’intérieur du bâtiment. Le lien était donc tout trouvé entre sculpture et musique (2ème et 4ème art du classement Hegel).

MUSEES

« Chrisitan Dior, Designer of Dreams ».

Jusqu’au 4 octobre 2020. Long Museum West Bund. F1.
Du mardi au jeudi, 10h-18h (dernière entrée à 17h).
Du vendredi au dimanche 10h-21h (dernière entrée 20h).
Adresse : 3398 Longteng Avenue/ Fenglin Lu (龙腾大道3398号, 近枫林路), District Xuhui
Métro : Lignes 7 et 12, St. Middle Longhua Road. Prix  : 70 RMB !
Tel : +86 21 6422 7636 ; Site : www.thelongmuseum.org Wifi gratuit : « Art »

Depuis le 9 décembre 1946, un certain Christian Dior fit du 30, avenue Montaigne , maison du 8e arrondissement de Paris, une adresse mythique pour tous ceux qui s’intéressent à la mode, au luxe ou peut-être aussi aux savoir-faire d’excellence que conditionne une grande maison de couture.

Par l’exposition « Christian Dior, Designer of Dreams » c’est un peu de cette magie qui s’installe à Shanghai, dans l’immense Long Museum West Bund, pour quelques semaines.

Ouvert en 2014, le Long Museum West Bund est le 3ème site à Shanghai, des collectionneurs milliardaires chinois Liu Yiqian et Wang Wei, son épouse.
Le « Lóng měishùguǎn » ou musée d’Art du Dragon, est le plus grand musée privé de Chine. Reprenant une partie d’un site industriel, sur la rive ouest du Huangpu, il a été pensé par Liu Yichun, de l’Atelier Deshaus. Exposant régulièrement les collections de ses fondateurs, le musée organise aussi de grands partenariats, avec d’autres institutions ou collections privées et publiques.

En été 2017, l’exposition « Christian Dior, couturier du rêve » voit le jour, au Musée des Arts Décoratifs (la plus grande consacrée à un sujet de mode à Paris). Elle fête ainsi, les 70 ans de fondation de cette Maison de « haute couture ».
Quatorze Maisons seulement bénéficient de ce statut !
Depuis, le succès de l’exposition ne s’est pas démenti, elle s’est installée en 2019 au Victoria & Albert Museum à Londres, avant d’arriver à Shanghai.

Une scénographie intelligemment adaptée aux 3 pays d’exposition, une lumière soignée, des volumes de salles variés, parfois impressionnants, des ambiances contrastées permettent une mise en lumière de l’excellence des créations Dior. On entre ainsi dans l’univers du créateur, au travers des 250 robes haute couture, des accessoires, des illustrations de mode de René Gruau ou du peintre illustrateur Christian Bérard, des photos et films du travail d’atelier ou des défilés.

À l’entrée, dans un petit corridor, une chronologie rappelle les grandes étapes de la vie du couturier. On y apprend qu’après la Normandie natale, Christian Dior devenu parisien, vivra les effets de la projection maternelle en faisant Sciences Po, afin de devenir diplomate. Mais il aspire à autre chose et s’approche de sa destinée, en ouvrant à 23 ans, une 1ère galerie d’art rue de la Boétie. Il gardera toujours un lien avec les Beaux-arts qui inspireront certains modèles (impressionnisme, cubisme). Le voyage peut commencer…

Ou vous serez immanquablement attiré (sur votre droite), par la lumière et les strass de la grande salle de « Ball Dior », remontant ainsi le temps avec Christian, ou vous suivrez sagement le parcours chronologique des 14 univers thématiques de l’exposition. Tout est possible, mais choisissons d’être maître du temps, en le remontant avec enthousiasme, tel un élixir de jeunesse.

Laissez la magie opérer dans la salle de bal, où vous découvrirez comment très tôt, le couturier et sa Maison ont créé pour les stars et l’univers du glamour.

De Rita Hayworth, Marilyn Monroe, Marlene Dietrich qui exigera ses créations dans un film auprès d’Hitchcock par un « No Dior, No Dietrich », aux actrices plus actuelles comme Nicole Kidman, Natalie Portman, Jennifer Lawrence ou Zhang Ziyi, toutes furent habillées par Dior, le temps d’un festival, d’un bal ou d’un film. Vous aurez donc devant vous les robes et la photo de la célébrité qui l’a portée...

Jean Cocteau avait d’ailleurs fait la remarque que son nom assurait déjà les meilleurs augures, associant « Dieu » à « Or », couleur qu’il adoptera au travers de broderies somptueuses, dans ses créations.

Plus loin le « Diorama ». C’est une farandole colorée des créations de mode sous toutes ses formes qui vous attend. Comme tous les créateurs, Christian Dior ne veut se limiter dans ses supports. Il envisage donc dès le début le « total look  », c’est-à-dire qu’il habille la Femme de la tête aux pieds…et la parfume aussi ! Chaussures, bijoux, chapeaux, sacs, accessoires de coiffure, parfums compléteront les robes, les manteaux et les vestes.
Il y a beaucoup à voir. Effet visuel réussi !

« Diorama around the World » : Par un long corridor à l’ambiance feutrée, on découvre l’intérêt de Christian Dior et de sa Maison pour les coutumes vestimentaires des autres pays  : Kenya, Royaume-Uni, Mexique, Inde etc. Combien elles ont influencé sa création, dans ses formes, ses couleurs, ses matières ou le choix de passementerie.

Naturellement, une place particulière est accordée à la Chine, source d’inspiration pour ses matières précieuses et ses symboles millénaires, depuis le début de l’aventure, en 1947. Une vidéo rappelle les différents défilés de la marque à Beijing, Hong-Kong et bien sûr Shanghai, cité de la mode en Chine.

Mais une Maison de haute couture, c’est aussi un homme ou une femme qui l’enrichit de sa vision et de son savoir-faire : il/elle est le/la directeur/directrice artistique.

Il (elle) reçoit les créations du passé en héritage et doit s’assurer de son évolution favorable. Selon leur personnalité, cela passe parfois par des petites révolutions artistiques, comme avec John Galliano qui bouleversera les codes et optimisera tous les savoir-faire des ateliers.

7 directeurs artistiques se succéderont dont le 1er sera bien sûr son fondateur, Christian Dior, puis Yves Saint Laurent (1958-1960, il a 21 ans !),

Marc Bohan (1961-1989, le plus longtemps à ce poste), Gianfranco Ferré (1989-1996), John Galliano (1997-2011), Raf Simons (2012-2015) et Maria Grazia Chiuri (depuis 2016 , 1ère femme à ce niveau de responsabilité, il était temps !)

Présentation de chacun d’entre eux par un portrait, une pensée, des créations, un film montrant leur travail en atelier ou pendant la préparation d’un défilé.

Comme la Chine, Christian Dior aime le précieux et l’ostentatoire. Le décor des châteaux de France ou l’évocation de sa cour seront source d’inspiration (il crée la couleur « gris Trianon ») ou bien décor pour ses créations (le Temple de l’Amour).

L’ambiance des jardins est recréée dans la salle suivante, pour accompagner les tenues de princesse au milieu des jeux d’eau. C’est Versailles !

Plus loin, on évoque la cheville ouvrière de la Maison Dior, ses ateliers et quelques personnalités qui en assurent le bon fonctionnement et les exigences d’excellence.

C’est un jardin bien différent de celui de Versailles et bien plus intime, qui imprégnera à jamais et sensibilisera le jeune Christian, aux couleurs et aux parfums, celui de son enfance, dans la grande «  villa des Rhumbs » à Granville, en Normandie.

C’est aussi le souvenir de sa mère qu’il accompagnait souvent dans le jardin. Elle meurt quand il a 26 ans.
Les fleurs de son jardin se retrouvent ainsi sur les murs ou les robes exposées.

Le parfum, c’est le 2ème pôle de la création Dior, après la haute couture, . C’est François Demachy, maître parfumeur qui assemble les fragrances, végétales, animales parfois. Il écrit : « Créer un parfum c’est comme créer une peinture, tout commence par une idée ».

Dans une dernière salle, on se retrouve au début de la vie de Dior (1905-1957), rappelons-nous, nous remontions le temps.. Bien sûr vous retrouverez l’iconique « veste Bar » qui fit le succès de la Maison Dior dès sa 1ère collection en février 1947. C’était l’avènement du « New-Look ». Elle a depuis été réinventée par certains de ses directeurs artistiques.

Découvrir cette exposition riche et réussie, c’est découvrir tout à la fois, un patrimoine physique comme immatériel. Un patrimoine français qui s’offre au monde, le temps d’un show !

Une diseuse de bonne aventure révéla un jour à Christian Dior :
« Les femmes vous seront bénéfiques et c’est par elles que vous réussirez » … Finalement, la Femme a bien été l’avenir du jeune homme Christian Dior !

MUSIQUE

« Six Suites pour violoncelle…des œuvres de Bach expliquées par Sergi Boadella ».

Mercredi 9 et jeudi 17 septembre. Art + Shanghai Gallery, du mardi au dimanche, de 10h à 19h.
Adresse :191, Nan Suzhou lu/Sichuan lu(黄浦区,南苏州路191号), Huangpu District.
Métro : Lignes 10 et 12, St. Tiantong road.
Tel  : +86 21 6333 7223 ; Contact : contact@artplusshanghai.com
Site :www.artplusshanghai.com Prix : 150 RMB 1 concert, 250 RMB 2 concerts (réservation par mail).

Art+ Shanghai gallery n’est pas seulement dédiée aux arts plastiques, mais aussi à la musique ou aux conférences, en lien avec le monde de la créativité.

Dans le cadre de leur dernière exposition « One Hundred Days of Solitude : Salvation through Adaptation Chapter 1 », vous pourrez entendre les 6 suites de Johann-Sebastian Bach (1685-1750), jouées sur 2 concerts, par le violoncelliste et professeur espagnol, Sergi Boadella.
Il partagera l’univers du compositeur allemand, qualifié comme le plus important de l’histoire de la musique par le New-York Times en 2011.

Johann-Sebastian Bach, issu d’une famille de musiciens (une centaine répertoriée), compose ces Suites qui deviendront des références du répertoire du violoncelle. Vous connaissez sûrement la Suite n°1 ! Sergi Boadellla, a également grandi dans une famille d’artistes, il est le fils du dramaturge et metteur en scène espagnol Albert Boadella. Il vit et travaille à Shanghai, où il transmet son savoir, à de jeunes élèves violoncellistes de haut niveau, lorsqu’il ne se produit pas. Sa passion pour Bach l’amène naturellement au partage de ses recherches, au travers du livre qu’il est en train d’écrire. Et c’est bien l’intérêt de cet événement musical, pendant lequel il présentera le compositeur et fera le lien entre les événements de sa vie d’homme et son œuvre.

Lorsqu’il vivait à Beijing et venait se produire au Concert Hall de Shanghai, la galerie Art+ Shanghai accueillait déjà le concertiste. Ce sera sa 10ème venue depuis 2013.

« Bach est le grand architecte de la musique. Son sens des proportions est aussi naturel que la répartition des branches et la beauté majestueuse du grand chêne au milieu d’un pré. Toute une gamme d’émotions et de teintes spirituelles… se retrouve dans sa musique. Comme un peintre dont la palette possède toutes les couleurs que l’œil humain peut percevoir, il possède une fantaisie sans fin… »

  • 1er concert  : mercredi 9 septembre, Suites 1, 2 et 4
  • 2ème concert : jeudi 17 septembre, Suites 3, 5 et 6

BIBLIOTHEQUE-LIBRAIRIE

Parce que le monde des livres nous place autrement dans le temps et dans l’espace, retrouvons le plaisir des bibliothèques ou librairies pour y lire et y déambuler et choisir un nouveau voyage. Quand en plus, elles sont dans des lieux d’histoire…

« Mingfu Library ».

Crédit photo Ti Gong

lundi, mercredi, vendredi et week-end  : de 8h30 à 21h, mardi de 13h à 21h. Fermée le jeudi. Adresse : Shaanxi nan Lu/ Shaoxing Lu. Huanpu district.
Métro : Stations Shaanxi nan lu Lignes 1, 10, 12 (sortie 6) ou Jiashan lu, lignes 9 et 12 (sortie 2). Tel : 6437-0835
Entrée gratuitevia carte de bibliothèque de Shanghai. Code QR vert et réservation demandés via site Wechat officiel de la Mingfu Library (« mingfulib ») ou par téléphone. Pour étrangers à l’entrée : nom + téléphone + numéro de passeport. Changement de procédure possible. Masque à l’intérieur demandé.

La Mingfu Librairy honore le 1er docteur en mathématiques de Chine, Hu Mingfu. La réhabilitation du bâtiment commença en février 2019, mais sa fondation elle, est du siècle dernier.

En 1931, elle était la bibliothèque de la « Science Society of China », organisation fondée il y a plus d’un siècle, par des jeunes Chinois qui avaient étudié à la très réputée, US Cornell University de New-York. Cette association universitaire a contribué au développement et à la diffusion des connaissances scientifiques en Chine.
Elle fut dissoute par la suite, en 1959. La bibliothèque qui fut la première spécialisée en science et technologie dans le domaine public, mais aussi « la plus grande bibliothèque scientifique professionnelle d’Extrême-Orient », conserve cet héritage. Elle propose aussi une multitude d’ouvrages en mandarin (30 000) et en langues étrangères (20 000 livres+ 7000 magazines).

Le site comprend :

  • Mingfu librairy, (lecture : 3 niveaux et stokage : 5 niveaux).
  • Annexe Lele (construite en 1992) : 1 salle de lecture + 1 salle de lecture pour enfants. Ouvrages sur les Shikumen si specifiques de Shanghai, dans une ambiance Shikumen. - Bâtiment Huixin : lieu de rencontres et de conférences, il fut le lieu de la fondation de l’Association chinoise pour la promotion de la démocratie.

Vous pourrez découvrir l’emblème de la « Science Society of China  » en haut des 2 piliers de l’entrée et au 1er étage, un petit ascenseur pour livres à commande manuelle (2ème étage), les rayonnages d’origine en acier, tout comme les fenêtres, mais aussi quelques « Hanzi » sur une tablette de pierre de Sun Ke (fils de Sun Yat-sen) écrits à l’occasion de l’inauguration de la bibliothèque en 1931 et bien sûr, une sculpture de Hu Mingfu (cour) qui baptise le lieu.

Une librairie à découvrir !

Crédit photo I.Delaby
Elle est ouverte depuis quelques mois, au rdc du site historique réhabilité de Hēishí Gõngyù (黑石公寓) ou « Blackstone Apartments/Fuxing Apartments », au 1331, Fuxing zhong lu, qui était la route La Fayette de l’ancienne concession française.

Construit en 1924 de béton et de pierres importées de Grande-Bretagne à l’époque, le bâtiment de style baroque était habité par des expatriés. D’autres bâtiments anciens à l’arrière terminent leur réhabilitation, afin de redonner vie à un nouveau patrimoine historique shanghaien.

RAPPELS

1. Concert « Back To The 80s ».

Jeudi 17 septembre, à 21h The Pearl, 471 Zhapu Lu.
Prix :100 RMB.

La meilleure thérapie en cas de nostalgie des années 80 !
Yes, U2, Madonna, Queen, Prince, Michael Jackson, Foreigner, BonJovi etc.

2. Projection documentaire : « Just Eat It, A food waste story »

Jeudi 10 septembre à 18H30, Education First, 258 Tongren Road/ Yuyuan Road. Prix : 30 ou 70 RMB.
Info : https://greeninitiatives.cn/event/film-ef-sep2020/

Green Initiatives, l’organisation de Shanghai qui sensibilise aux enjeux environnementaux et à l’importance de nos choix pour la planète, nous propose ce documentaire pertinent sur l’impact économique, écologique des déchets que nous produisons.
Rappelons-nous les tables laissées dans les restaurants, après des repas d’affaires ou de famille…

3. « Zut Alors !!! » par ZMACK Improv

My Place Ruin Bar, vendredi 25 septembre à 20H30.
Adresse : 3/F, 1788 Xinzha Lu/ Jiaozhou Lu (新闸路1788号3楼, 近胶州路) Jing’an district. Métro : St. Changping road (Ligne 7, sortie 3) ou Jing’an temple (Lignes 2 ou 7, sortie 1).
Tel : 158 2121 8789 / 150 0190 9563
Prix : 88 rmb (entrée + boisson). Ticket sur place. Arriver 20’ avant.

Après la très chaleureuse soirée du 15 août, la 1ère troupe d’improvisation théâtrale de Shanghai, remet ça…

« Les enfants et les profs ont repris leurs cartables.
Au tableau ou dans la cour de récré, tout le monde le remarque.
C’est le chouchou ! Il aime tout le monde et tout le monde l’adore. Le voici en pleine forme pour célébrer cette rentrée avec vous.
C’est qui le plus fort ? C’est Zut Alors !
On ne vous promet pas l’odeur des cahiers neufs mais on vous garantit beaucoup de rires ! Le tout, sur des scènes totalement improvisées. Réservez la date !

En espérant que vous trouverez de quoi nourrir votre curiosité, dans ces divers espaces de culture. Bienvenue aux nouveaux arrivants et bonne rentrée à tous !

Françoise Bourry-Maugein
culture@shanghai-accueil.com]]