CultureS Shanghai

CultureS Shanghai Septembre 2021

CultureS Shanghai Septembre 2021

CultureS Shanghai

Septembre 2021... Shanghai a pour objectif de renforcer sa dimension internationale, via le soft power de la culture, d’ici 2035.
Autant dire que la dynamique est déjà bien lancée.
Au-delà de l’intérêt direct pour sa population, c’est aussi son image et son attractivité qu’elle travaille.
En effet, la réussite économique d’une ville-monde n’est pas dissociable de son rayonnement culturel. L’existence dans la ville, d’institutions, de galeries, de musées importants, ayant une synergie entre eux, permettrait à Shanghai, d’être parmi les 10 plus grandes métropoles culturelles mondiales (New-York, Tokyo, Paris, Londres...)

Restons dans les hauteurs, en entendant la voix de la soprano Carole Gabay bien accompagnée ou en découvrant la nouvelle exposition du talentueux Damien Dufresne.
Puis rappelons-nous pourquoi Shanghai est unique et multiple, dans ses atouts, ses aspirations et son histoire riche de migrations successives et variées, au travers du « Shanghai Jewish Refugee Museum », repensé et réouvert au public.

Septembre est aussi le temps d’honorer, celui qui a façonné pensée et civilisation chinoises, Confucius (Kǒngzǐ) le philosophe, dont la naissance le 10 de ce mois fête aussi les enseignants : Jiàoshījié (教师节).
Ces derniers contribuent grandement au monde de demain.

Bienvenue aux nouveaux arrivants et bonne rentrée à chacun d’entre vous !
« CultureS Shanghai » vous accompagnera dans la découverte de lieux de culture ou d’événements : expositions, concerts, conférences, spectacles de music-hall, cinéma ou théâtre) etc.

MUSÉE

Shanghai Jewish Refugees Museum.

Du mardi au dimanche de 9h à 17h (dernière entrée 16h).
Adresse : 62 Changyang Lu/ Zhoushan Lu
Métro : Ligne 12, Station Tilanqiao sortie 2.
Entrée  : 10/15/20 RMB (enfant/sénior/adulte). Tel : +86 21 6488-0567. Wifi.
Présence d’accompagnants parlant anglais ;

Difficile d’entrevoir lors de nos promenades shanghaiennes, combien certains quartiers sont chargés d’histoire. Celui de Tilanqiao, dans le district de Hongkou, est de ceux-ci. Près du temple bouddhiste Xiahai et de la vieille prison Tilanqiao, il fut un espace de salut pour les réfugiés de la communauté juive entre 1931 et 1941, 3ème migration historique juive à Shanghai.

Rappel des migrations juives à Shanghai :

1ère migration : à la suite du Traité de Nanjing (1842) des familles juives sépharades arrivent avec les Britanniques, principalement d’Inde via Hong-Kong, ayant une bonne situation économique et pour faire prospérer leurs affaires, comme les Hardoon, Kadoorie, Sassoon, Ezra etc.

2ème migration vers 1905 : les familles sont Ashkénazes et viennent de Russie via la Sibérie, Harbin et Tianjin, après les pogroms anti-juifs. Elles ont tout perdu.

3ème migration, la plus importante : (arrivée entre 1931 et 1941).
Fuyant le régime nazi de l’Autriche et de l’Allemagne, entre 20 et 30 000 juifs arrivent à Shanghai, principalement via l’Italie par bateau ou la Sibérie par train, car la ville a eu un statut de port ouvert et n’exigeait ni visas, ni passeports, ni quota.

Le Shanghai Jewish Refugees Museum, contigu de la synagogue Ohel Moshe, nous raconte l’histoire de la 3ème migration, de ces hommes, femmes et enfants en quête d’une terre d’asile et qui vont s’y installer.

Ce musée ouvert en 2007, ouvre de nouveau ses portes en décembre 2020, après une réhabilitation et un agrandissement important, lui permettant de présenter un plus grand nombre d’objets, venus du monde entier et donnés souvent par les descendants de ces réfugiés, touchés par l’histoire de leurs aïeuls.
Tout a changé ou presque ! Les 2 petits bâtiments à l’arrière de la synagogue, où se trouvait le musée, ont disparu, permettant une plus grande place où un mémorial rappelle le nom des réfugiés juifs de Shanghai et un petit café pour les visiteurs. Sur le côté, une longue suite d’anciens hébergements et 2 autres bâtiments derrière le mémorial accueillent dorénavant le Shanghai Jewish Refugees Museum.

Il est plus riche et la scénographie choisit de mettre plus en valeur les différentes étapes vécues par les familles arrivées à Shanghai, en rappelant seulement dans une 2ème partie, la grande histoire (politique antisémite du régime nazi menant à l’Holocauste).
Sur 4000 m2, plus de 1000 objets personnels des années 1930 et 40, films, photographies et documents mis en scène et expliqués (mandarin, anglais) accompagnent les visiteurs, dans la compréhension des réalités vécues par ces familles réfugiées.

La visite : À l’entrée, 3 écrans permettent une rapide introduction au lieu.

Puis un grand escalier vers une salle sombre, au plafond des écrans rappellent les grandes dates de la montée du nazisme et la tragédie vécue par la communauté juive européenne (la « Kristallnacht », la conférence d’Evian, les camps…).
Prenez le temps de visionner le film.

« Escape Routes » :

Après un rappel de l’histoire juive en Chine des siècles précédents, à Kaifeng, Harbin, Tianjing, le contexte politique et la montée du nazisme sont présentés pour expliquer la fuite des familles par bateau ou par train. Le chemin est long vers une terre d’asile : Malte, canal de Suez, Bombay, Singapour, Hong-Kong puis Shanghai.
Des écrans interactifs vous permettent d’entendre les témoignages des migrants encore vivants qui parlent de leur peur d’être pris, du désespoir de tout quitter brusquement, mais aussi de la nécessité de lutter malgré tout. Les Sacks, Goldstaub, Jacobsberg, Block… la communauté juive et ses disparités sociales et culturelles se retrouvent sur les bateaux et dans les trains, dont la majorité voyagera en 3ème classe.

« Arriving in The Haven » : cette salle présente l’accueil des réfugiés par la communauté juive déjà installée à Shanghai (les Hardoon, Kadoorie, Sassoon…), qui financent des hébergements collectifs ou offrent des emplois, mais aussi par certains politiques ou lettrés chinois qui faciliteront leur fuite d’Autriche et d’Allemagne ou leur installation à Shanghai, de manière administrative, politique ou autre. Ils sont Ho Feng-Shan (consul général de Chine à Vienne), le fils de Sun Yatsen, Sun Ke, la charismatique Soong Ching- Ling, l’écrivain Lǔ Xùn ou la journaliste américaine militante communiste, Agnes Smedley.
Ces derniers envoient une lettre de protestation au consulat allemand, retranscrite dans le très engagé journal « Shen Bao », dont le siège est encore visible au 309 de la Hankou lu (restaurant The Press). Vous pourrez activez les images sur la carte murale.

« Relief organisations » : présentation de la vie qui s’installe et s’organise pour les réfugiés, dans le quartier de Hongkou (Hongkew à l’époque) : l’administration ou la vie quotidienne au travers d’objets, de photos d’intérieur.

« A Difficult Beginning » : Des survivants témoignent des conditions de vie difficiles, de l’extrême pauvreté et de la promiscuité dans les dortoirs collectifs des « Heimes » (abris 海 母 en mandarin), qui comptaient 30 à 50 lits jusqu’à 200 parfois.

Une table mise, un lit rustique et quelques vêtements les évoquent. Avant de reconstruire des quartiers bombardés, certains se rappellent la pluie s’infiltrant jusqu’à eux, dans leurs abris de fortune.

Sur la rambarde, des boutons vous permettront l’accès aux différents témoignages comme celui de Mickaël Blumenthal. Il deviendra secrétaire du Trésor des États-Unis (1977-1979).

Vous entrez dans un long couloir. Chaque pièce présente plus concrètement la vie sociale qui s’organise.

« Community Development in Shanghai » : Peu à peu les organisations sociales se développent et se distinguent par une adaptation selon sa culture ashkénaze ou séfarade.

« Starting A New Life » : Cette vie qui reprend s’illustre par l’activité de différentes professions (boulangers, pharmaciens, épiciers, tailleurs, porteurs de charbon, coiffeurs, enseignants, musiciens, imprimeurs, journalistes)

et d’événements sociaux (mariages, rencontres sportives et religieuses, pièces de théâtre etc.) Ainsi, le Judaïsme et sa culture ont pu être préservés.

À noter : Dans l’une des salles, vous trouverez une grande carte lumineuse du quartier de « Hongkew ».

En face un écran interactif vous permet d’illustrer les sites importants de la vie sociale (restaurants, cliniques, cafés « viennois », magasins d’alimentation, de textile ou de réparation etc.) Pour chacun d’eux, panneau commercial, prestations, heures d’ouverture ou photos intérieures avec les clients. Tout semble alors reprendre vie…

Bien sûr l’amitié et la solidarité des voisins chinois, sont évoquées. Tout comme la communauté juive, ils souffrent de la pauvreté et de la violence causée par l’expansionnisme japonais, depuis les batailles de Shanghai de 1932 et 1937, puis de leur occupation de la ville partielle puis totale en 1941.

Dans ce quartier vivaient et se côtoyaient plus de 20 000 juifs et 100 000 Chinois.

Crédit photo S.J.R.Museum/Wikimedia Commons

Cette amitié s’illustre au travers des jeux d’enfants dans la rue, d’affaires faites en commun, de mariages entre les 2 communautés et même de création artistique : Otto et Walter Joachim, créent avec Chen Gexin, la chanson pop « Meigui, Meigui, Wo Ai Ni » (玫瑰 玫瑰 我 爱 你).
La chanson sera traduite en anglais et deviendra le tube mondial de l’époque, « Rose, Rose I Love You ».

https://www.youtube.com/watch?v=2F4FiTm-YDk

Couloir vers RDC. Après les histoires personnalisées des réfugiés juifs de Shanghai, c’est la grande histoire et la tragédie de l’Holocauste subie par la communauté juive d’Europe, qui sont racontés au travers de maquettes, vêtements, vidéos.

Le musée rappelle les 6 millions de juifs tués alors, s’ajoutant à ceux fragiles, qui sont morts en exil à Shanghai ou lors du voyage pour l’atteindre.
Selon le Centre Simon Wiesenthal d’études sur l’Holocauste, « Shanghai aurait accueilli plus de réfugiés Juifs que l’Afrique du Sud, le Canada, l’Australie, l’Inde et la Nouvelle-Zélande réunis. »

À la fin de la guerre en 1945, la plupart des réfugiés quitteront le quartier de Tilanqiao, qui était devenu dès 1943, le « ghetto de Shanghai » par la décision des Japonais alliés à l’Allemagne nazie. Les résidents juifs des nations alliées eux, seront envoyés dans des camps d’internement comme celui de Longhua, évoqué dans le livre « L’Empire du Soleil » de J.G Ballard et le film éponyme.

Les réfugiés repartiront pour les USA, l’Europe et plus tard Israël. Quelques-uns resteront, souvent Sino-juifs.

L’exposition se termine par les nombreux liens d’amitié maintenus et entretenus entre les réfugiés survivants, leurs descendants, la communauté juive et Shanghai.

Vous sortirez ensuite sur une longue terrasse qui vous permettra de découvrir cet ancien bâtiment d’hébergement collectif.

La petite boutique du musée s’y trouve. Tout près, la place du mémorial des réfugiés juifs de Shanghai, son petit café et la synagogue Ohel Moshe.

Construite en 1927 par les juifs russes de la 2ème migration, son aménagement intérieur est traditionnel, avec au centre la bima, estrade où se lit la Torah, au 2nd étage l’espace réservé aux femmes. Elle permet encore aujourd’hui, les mariages et les bar-mitzvah et s’intègre au site du musée.

Elle est l’une des 2 restantes avec celle de Ohel Rachel (500, Shaanxi Bei lu) sur les 4 construites à Shanghai.

Synagogue Ohel Rachel aujourd’hui.

À la sortie en face du musée, vous pourrez visiter le White Horse Cafe, démoli à quelques pas et reconstruit à l’identique.

Vous pourrez rechercher dans les rues alentour, les traces de la présence des réfugiés juifs, la « Little Vienna », lieu du marché prisé de la Chusan road (Zhoushan lu aujourd’hui), la Lintong lu, le parc Huoshan, reconstruit sur le site d’une zone de loisirs des années 1930 et 40, l’ancien théâtre de Broadway et le restaurant Roy Roof Garden au design Art déco, dans la Huoshan lu.

Visiter ce quartier contribue à comprendre la nature cosmopolite et unique en Chine, de Shanghai et visiter ce musée c’est avoir accès à une page tout aussi unique dans l’histoire de la communauté juive.

PHOTOGRAPHIE

« WIND » par Damien Dufresne.

Du 25 septembre au 6 novembre 2021. ArtCN Gallery, du mardi au dimanche 11h à 18h
Adresse : 876, Jiangsu Road près de Huashan Road, 上海市江苏路876号, 近华山路
Métro : Lignes 10/11 (st. JiaotongUniversity). Tel  : +86 21 6167 3917.
Contact : contact@annececilenoique-art.com
Pour + d’infos : www.annececilenoique-art.com

La galerie ArtCN accueille de nouveau l’artiste français Damien Dufresne, depuis sa 1ère exposition à l’automne 2019.

Suivre un artiste dans son cheminement, parce qu’on perçoit dans son travail quelque chose qui nous touche, c’est aussi accueillir les mutations de ce cheminement. Cette nouvelle exposition illustrera cela, tant par la forme plus épurée que par le propos moins sombre et plus connecté au monde.

L’univers de Damien Dufresne, comme son parcours professionnel est plutôt atypique, l’un se nourrissant de l’autre. C’est dans le monde de la mode et du maquillage pour de grandes marques françaises puis pour une marque de cosmétiques shanghaienne, qu’il travaille.
Par le monde de l’image, il arrive assez naturellement à celui de la photographie.

L’exposition «  Wind » c’est d’abord une collaboration voulue avec le jeune photographe chinois Chris Wu. Elle est née de la volonté de promouvoir une double culture, d’un enrichissement mutuel entre 2 générations.
Si Damien Dufresne initie l’idée et sa mise en œuvre, grâce à son expérience et son regard de directeur artistique, Chris Wu enrichit de nouvelles techniques, les œuvres présentées, agrandissant le champ des possibles.

« Wind » illustre l’aboutissement des expérimentations et les nouvelles techniques acquises lors de l’élaboration de l’ouvrage photo « Glimpse of Emotion  », à paraître aux Editions de La Martinière (à Shanghai, Paris et New-York en novembre 2021).

On peut dire que l’artiste a ouvert le voile, si présent dans sa 1ère exposition.
Le décor évoque plus le monde extérieur. L’univers naturel prend toute sa place : les arbres, le sable, le ciel, le minéral, les nuages…et le souffle du vent !

L’Homme lui, revient à la sienne, comme une humble composante de cet univers. Il se confronte à ces éléments naturels symboles d’adversité, fragile et seul ou accompagné, dans son cheminement.

Il se perd parfois dans les mirages mais cherche un sens à ses errances… à l’image des péripéties du moine Xuánzàng (602-664) et de ses compagnons, décrites dans « Voyage vers l’Ouest », grand classique de la littérature chinoise.
Au travers de ces mannequins asiatiques, l’artiste raconte pourtant l’histoire de notre humanité toute entière, en ne se limitant pas à son incarnation.

Technique :

• Les décors sont élaborés par projection sur la toile, de calques (superposés parfois), d’objets en négatif ou non (végétal, meuble chinois, détail de structure).
• Mise en place souvent longue et recherchée, des mannequins au maquillage plus léger, aux étoffes plus visibles et au mouvement qu’ils devront suggérer, pour le thème de cette nouvelle exposition…aidés par « un faiseur de vent » branché !

Maquilleur, coiffeur, assistants, mannequins, l’énergie et la concentration sont palpables dans le studio, les jours de shooting.

« Maquiller » ce n’est pas toujours cacher pour créer un autre personnage. Damien Dufresne me dit combien parfois, les êtres se révèlent grâce au maquillage.

« L’élégance c’est la sobriété » disait sa mère, partie trop tôt.
Si la précédente exposition était très picturale, il y a dans celle-ci une volonté d’authenticité, de naturel, malgré une mise en scène propre au monde du théâtre. Ici, on retire l’inutile, l’évident, car seule la sobriété permet la suggestion.
Cela se traduit aussi par la volonté de limiter le nombre d’œuvres exposées.

À noter :
Collaboration avec Christian Chambenoit, directeur artistique qui mettra de nouveau en mouvement le travail de l’artiste. Le tout mis en musique par le compositeur et ingénieur du son franco-suisse, Manels.

MUSIQUE ET CHANT LYRIQUE

« Je Veux Vivre sur Scène » Shi Heng, Carole Gabay, Alex Ip, Zhang Tong.

Samedi 11 septembre ! 19h15. Shanghai Songjiang Shi Heng Opera center.
Adresse : 276, Xinsongjiang Road, Songjiang district.
Métro : Ligne 9, station Songjiang Xincheng
Info/réservation : 15821981284.
Réservation : uniquement via le code QR suivant. Entrée gratuite mais donation possible via Yoopay pour les frais d’organisation.

Shi Heng, qui fonde en 2019, ce centre de formation et d’événements lyriques, accueille cette rencontre de mélomanes étrangers et chinois « pour un concert qui fera le pont entre la France et la Chine ».

Shi Heng

Dès son arrivée à Shanghai en 2013, la soprano Carole Gabay contacte Shi Heng qui œuvre depuis son retour en Chine après 9 années en France, à faire connaître l’Opéra occidental en Chine et à former des chanteurs chinois pour les envoyer étudier en France. Ils collaborent ensemble pour un spectacle « Osons L’Opéra » à l’Eurocampus de Qingpu en 2015, puis un concert dans la galerie d’art T-House fin 2016.
Après la période la plus difficile de la Covid en Chine, 2021 leur donne l’opportunité de mettre en avant des artistes étrangers qui vivent à Shanghai et sont imprégnés de la culture musicale de leur pays (France, USA).

Carole Gabay et Alex Ip se retrouvent une nouvelle fois comme solistes, depuis la production du Requiem de Mozart de Shanghai Voices International Choir en 2018. Ils partagent les mêmes objectifs musicaux et le même plaisir à se produire ensemble.

Au programme :
• Bizet - les Pêcheurs de Perles : Heng Shi : Zurga « L’orage s’est calmé » et Zhang Tong & Alex Ip : « Au fond du temple ».

• Bizet – Carmen : Zhang Tong : Don Jose « Pourquoi me réveiller » et Carole Gabay : Micaëla « Je dis que rien ne m’épouvante ».

• Charles Gounod – Faust : Carole Gabay : Marguerite « Il était un roi de Thulé... air des Bijoux et le trio Final : « Alerte, alerte... anges radieux ».

• Faust- Mephisto : solo par Alex Ip « Vous, qui faites l’endormie ».

Et quelques surprises…

Pour en savoir un peu plus sur les artistes :
Shi Heng (施恒) : Baryton et professeur de chant au Conservatoire National Supérieur de Shanghai, il commence ses études lyriques dans la "Venise de l’Orient", Suzhou et les poursuit au Conservatoire de Shanghai.
Il obtiendra une dizaine de premiers prix et Grands Prix lors de concours internationaux. 1er étudiant de nationalité chinoise admis dans le département de chant lyrique au C.N.S.M.D.P, Il a aussi bénéficié de Master-classes avec Raimondi, Krause ou Laffont. Entre 2003 et 2016, il donne plus de 700 récitals et concerts. Heng Shi est entre autres, membre du jury du concours FLAME, fondateur et directeur artistique du Festival international d’Art Lyrique d’Argelès.

Carole Gabay : 1er Prix de Conservatoire en 2006, mène parallèlement sa carrière professionnelle. Elle assure des récitals, comme soliste (ex : "Schöpfung" de Haydn), dans ses différents lieux d’expatriation (Japon, Suisse et Chine).

Alex Ip  : Originaire d’Hong-Kong, il a été formé entre autres par le baryton-basse Sze Yi-kwei, l’éducatrice vocale Zhou Xiao-yan. Alex Ip s’est produit à l’Opéra de San Francisco, de Hong Kong, au Festival international des chœurs de Shanghai, l’Orchestre philharmonique de Shanghai etc. Il a remporté le premier prix du Festival de musique de Hong Kong, dans les sections voix masculine et groupe ouvert.

Zhang Tong (张桐) : Ténor, étudiant de Shi Heng, originaire de Chongqing

Zhang Tong

Wu Yue (吴越) flutiste et coach vocal ; Li Wota (李我他) pianiste.

LE MONDE DU LIVRE

Duoyun Bookstore (朵云书院).

Tous les jours de 10h à 21h30.
Adresse : 52/F, 501 Yincheng Zhong Lu/ Huayuan Shiqiao Lu, Pudong district,
(银城中路501号52楼 近花园石桥路).
Aller à droite de l’entrée 2 de la Shanghai Tower. Entrée/file d’attente juste avant le JHOTEL Shanghai Tower.
Réservation : possible sur place avec aide à l’entrée, accompagnement vers ascenseur dédié à la librairie Duoyun.
Métro  : Ligne 2, Station Lujiazui, sortie 6. Tel : +86 21 157 2155 6283.

Le livre est un support indispensable de la culture. CultureS Shanghai vous présente donc parfois, des librairies ou des bibliothèques, dans des lieux atypiques (historiques ou contemporains) comme celle de Blackstone Apartments (Fuxing zhong lu), ou Mingfu Librairy (Shaanxi Nan lu).

Duoyun Books (Duǒ yún shūyuàn) « porte aux nues », la culture sous toutes ses formes. Elle est en effet la plus haute librairie de la ville, au 52e étage du gratte-ciel de la Shanghai Tower (632 m).

Elle comprend aussi un espace d’exposition d’art, une petite pièce de récital de Guqin, un bureau permettant la calligraphie chinoise, un département d’articles récréatifs

et surtout un café très prisé sous la très haute structure de verre.

Duoyun compagny appartient à un gigantesque groupe public chinois d’édition, le Shanghai Century Publishing Group (上海世纪出版), créé en 1999 et qui étend son activité sur les provinces du Jiangsu, Zhejiang et Shanghai.

Ce groupe comprend 26 compagnies d’édition, dont Duoyun et Sinan compagny, chacune ayant 1 à 3 boutiques. Vous connaissez peut-être celle de Sinan Books située dans une église orthodoxe désacralisée de la Gaolan lu, devenue l’un des nombreux spots de selfie de la jeunesse dorée de Shanghai.
On n’est pas loin du même phénomène, puisque Duoyun Bookstore ouvert en 2020, attire d’abord les curieux, pour sa vue imprenable sur la cité financière de Lujiazui et sur les 3 autres tours symboles de Shanghai, toutes proches.

Mais les livres ne sont pas oubliés parmi les 16 000 possibles, avec une sélection de littérature chinoise et de romans (dont 1500 étrangers).

La librairie pensée en une succession de petits espaces circulaires, donne une ambiance cosy, même les jours d’affluence. Une petite musique de fond vous accompagnant dans votre promenade livresque.

CINÉ-DÉBAT

Les enfants avec « troubles Dys ».

Mardi 14 septembre 2021 à 19h. Shanghai Jing’an Campanile Hotel.
Adresse : 425 Wulumuqi Bei lu (静安区乌鲁木齐北路425号附近)
Métro : Lignes 2 et 7, St. Jing’an temple, sortie 5.
Contact  : Christophe (18516077340).
Prix  : 70 RMB (membre), 90 RMB (non-membre).
Inscription : via code QR suivant, avant lundi 11 septembre 12h. Remboursement qu’en cas d’annulation de l’événement.

Dans le cadre des rencontres mensuelles ciné-débat de l’ADFE-FDE (Français de l’Étranger) qui abordent des sujets sociétaux, environnementaux, historiques ou de santé, cette soirée aura pour thème des enfants avec « troubles Dys » accompagné du documentaire en français (54’) : «  Les enfants troubles ont, eux aussi, droit au bonheur » de Sylvie Perrin (2020).

20% des enfants d’une classe présenteraient des troubles d’apprentissage et/ou du comportement. Le film "Nos enfants troubles" nous invite à réfléchir, à travers son expérience personnelle, aux causes et aux alternatives thérapeutiques possibles.
La projection sera suivie d’une discussion en français, avec l’association DYSExpat Shanghai.

Avant la séance de cinéma et les échanges qui suivront, vous serez accueillis par un buffet à partager (charcuterie, pain, fromage, boisson (non-alcoolisée : thé/café/jus ou un verre de vin/bière).

RAPPELS

• « PHOTOFAIRS SHANGHAI » : Shanghai Exhibition Center
Du 3 au 6 novembre 2021, de 9h30 à 18h. Initialement prévu fin septembre.
Adresse : 1000 Yan’an xi lu, Jing’an qu.
Contact : https://www.photofairs.org/shanghai

Art+ Shanghai gallery se retrouve dans un nouvel espace, toujours dans le quartier historique du Rock Bund, entre le fleuve Huangpu et la rivière Suzhou, où se trouve le cœur artistique de Shanghai qui monte en puissance (les grands espaces dédiés à l’art dans le quartier du West Bund, étant actifs de manière plus ponctuelle, lors de grands RDV).

Agnès Cohade et Ana Gonzales nous accueillent à partir du dimanche 12 septembre, pour le vernissage de l’exposition « 2 ½ D » de l’artiste FU Shuai, dans cette 5ème localisation, située dans l’historique bâtiment Yifeng Shopping Mall (99 East Beijing Road, Unit L 207, au F2, Huangpu District). Bonne chance à elles pour cette nouvelle page à écrire.

À bientôt

Françoise Bourry-Maugein
culture@shanghai-accueil.com